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Théâtre de Verdure Enneigée
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Théâtre de Verdure Enneigée

Par  : Jacques Camille

S’il est vrai que toute oeuvre porte la marque de son créateur, il importera que vous, qui participez  à cette grande soirée des Valentins, sur une invitation des Productions Macaya, vous vous arrêtiez un peu sur cette alliance bizarre de deux mots qui vous placent deux phénomènes naturels, mais contrastants dans une même expression : Verdure Enneigée, pour désigner une adaptation d’une réalité culturelle qui est nôtre.

 Tout l’honneur revient alors au feu Président Dumarsais Estimé, qui dans un acte de foi culturelle, et patriotique créa en 1946 le THEATRE DE VERDURE à Port-au-Prince. Magnifique expression de conscience que revêt cette réalisation typique à notre folklore, car plus d’un siècle et demi après que nos salles de Théâtres furent détruites et redétruites durant la colonie, que de générations d’hommes et de femmes capables n’auront pas pensé à élever un théâtre digne du nom pour favoriser cette explosin de l’art que le pays a connu durant l’année marquant le bicentenaire de Port-au-Prince ?

République petite aux yeux des géants politiques, souvent tourmentée dans son être, voici qu’elle  manifeste  sa  personnalité  culturelle  et  avec   fierté. Un  début  trop  longtemps attendu, car  qui   ne  cultive  sa  culture se désagrège soi-même, qui n’est point fier de sa culture a honte  de soi-même, et qui a honte de soi, se rend  esclave de ses propres limites qu’il faut  plutôt reculer, bousculer au besoin,  jusqu’aux  confins du  néant.  Le Président Estimé aura  donc  élevé un stèle  sur quoi  poser la  sculpture de  notre  propre statue par nous-mêmes, et  continuer  à la  sculpter jusqu’à  en  révéler  la  divine  splendeur  de nos talents, selon les mots ciselés par Alexandrian
 
Et pour mieux supputer le travail qu’il nous incombe de faire, une parenthèse s’impose qui nous rappellera que ce fût le Cap-Haïtien, la première des villes à bénéficier des joies du Théâtre. Elle en a posé les jalons dès 1740, si je cite  l’historien  Jean Fouchard, :
 
Comment le Cap qui s’honorait d’être le Paris  des Antilles, toujours à l’avant-garde du progrès se serait-il laissé devancer par une autre ville ? Pourquoi le Cap d’alors, le phare le plus avancé de la civilisation en Amérique, la cité qui se paiera un jour le luxe de voir dans le ciel la première experience d’aérostat  tentée   dans le nouveau-monde, pourquoi cette ville qui abritait tant d’hommes assoiffés de nouveautés, de science, d’érudition et de toutes les formes d’art, se comptant eux-mêmes parmis les beaux esprits du siècle, se serait-il refusé les joies de la comédie, ces mêmes joies dont Paris raffolait ?
 
Le Théàtre du Cap-Haïtien naquit de cet orgueil. Puis Port-au-Prince, les Cayes, St Marc, Jérémie, Léogane, Jacmel,  Petit-Goâve, Aquin, la Croix-des-bouquets, L’Anse-à-Veau et j’en passe

C’est à poursuivre cette tradition de théâtre que nous autres, vivant en Amérique du Nord, nous avons pensé à reproduire le joyau haïtien élevé à Port-au-Prince par le président Dumarsais Estimé, et nous le batisons d’un nom suggestif autant que déférent : “ THEATRE DE VERDURE ENNEIGEE “
 
Son lieu d’évolution à NY est Adria Hotel. Maintenant sur enternet, cliquez sur le www.macaya.org et découvrez Macaya Productions “ Au Bien-être du Développement Culturel Haïtien “.

ART ET SPECTACLE

La version créole de Starmania fait bouger des glaciers au Canada

Deux poids lourds des courants politiques fédéraliste et indépendantiste, Michaëlle Jean et Jacques Parizeau, qu'on croyait irréconciliables, ont fait la paix jeudi à Montréal, lors de la version créole de Starmania.

Le fait de voir la représentante directe de la Reine Élizabeth II, en la personne de Michaëlle Jean, échanger, même de manière informelle, avec celui, qui, d'un cheveu, a failli sortir le Québec de la fédération canadienne, constitue en soi un événement.

Des glaciers: on ne voit jamais ça bouger...sauf, en cas de réchauffement climatique! La Starmania créole, provenant des Caraïbes, avait (on dirait) suffisamement de chaleur tropicale pour rapprocher ces deux mastodontes glaciaux, ne pouvant illustrer mieux, comme avait dit d'ailleurs Mme Jean, «les deux solitudes».

On sait que les fédéralistes et les indépendantistes se détestent cordialement au Canada. Cependant, on se le rappelle, la nomination de Michaëlle Jean au poste de gouverneure générale du Canada par l'ex-premier ministre libéral, Paul Martin, avait décontenancé, de façon inusitée, le camp souverainiste.

Une photo exclusive d'une agence de presse canadienne a pu illustrer ce moment inédit, cette poignée de main inattendue, ce bref échange de propos courtois, entre les ténors de ces deux camps se positionnant aux antipodes de l'échiquier politique canadien.

M. Parizeau qui le soir de la défaite du «camp du oui», avait craché sur sa carrière politique en rendant «les ethnies» responsables de l'échec du référendum qui devait consacrer la naissance du seul État francophone d’Amérique du Nord! On l'a vu faire le déplacement, accompagné de sa femme, l'actuelle députée de Crémazie, Lisette Lapointe. Il jugeait qu'il était nécessaire d'aller voir personnellement cette version créole de Starmania. C'est quand même pas rien!

Rappelons tout de même que l'auteur de l'ouvrage «Ces Québécois venus d'Haïti», paru l'an dernier pour marquer les 25 ans de l'Association des ingénieurs et scientifiques haitiano-canadiens,(AIHC), avait pris l'initiative de faire préfacer ledit bouquin par cet ex-homme fort du Québec.

Source : Media Mosaïque

 

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