Scoop On Haiti

THE  KIDNAPING  OF  FIGNOLE

Le péché originel
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

THE  KIDNAPING  OF  FIGNOLE

From : THE HAITIANS

Class and Color Politics

By : Lyonel Paquin

On the afternoon of the 14th of June and on his 19th day of his presidency, around after. 5 P.M. the president arrived at his office at the National Palace from his headquarters at Carrefour Feuilles. The only person he received before going to a scheduled cabinet meeting was L.P., a former student of his in late 1930’s. Fignole had offered him the post of under secretary of finance , or any diplomatic post he would choose, except Washington. They were going through all the options when Dr. Manes Liautaud, his Secretary of Health stepped in to tell him his Cabinet was waiting for him to start deliberating. Fignole asked L.P. to join the meeting to “ familiarize yourself with the problem of government” L.P. declined this honor and they agreed to meet  again the morning after.

President Fignole entered the concil chamber and the meeting started. A few moments later the group heard slow and heavy steps coming nearer and nearer. A foreboding malaise paralyzed the President and his cabinet. Captain John Beauvoir, very hesitantly, mumbled” La sceance est levee” (The meetind is adjourned). President Fignole gave a circular look around the table and said simply “ Messieurs, la séance est levee. On est venu me chercher “ )Gentlement, the meeting is adjourned: they have come to take me). He then raised his hands above his head, got up and left the chamber, followed by the officers. Captain Tassy stayed behind to watch the cabinet members before taking them to jail. Captain Turnier gathered all documents and state paper. On the palace ground colonel Pierre Paret was supervising the kidnapping.

 He was directly put in a Haitian coast guard boat bound for Miami, and arrived in New York a few days later.When the news broke that Fignole had “resigned” his people seemed totally paralysed by the choc. Por-au-Prince experienced the uneasy peace of the cemetery, too quiet. One day went bay. The steam roller seemed to have been jammed for good. But on the third night, rumors spread that Fignole was being kept prisoner at Fort Dimanche.

 The slums exploded in an awesome fury. They attacked the fort with clubs and sticks, fists and nails. When they did not find him, they progressed through the capital and shattered every lamp post  in sight, Port-au-Prince was  pitch black.Back at the slums, they started a night of lamentation and mourning, like the howling of a thousand dogs at the moon. These poignant cries, could be distinctly heard all over tow, and as far as Petion Ville and La boule, high up in the mountains. One could hear “ Oh Fignole !... Give us back Fignole !... over and over as in a wake, because it was a wake.

 Around midnight the lamentations were suddenly silenced by the cracklind of machine guns. Up until daybreak a stunned population from Petion Ville to Carrefour to the plain witnessed in horror the despairing cry of pitie, pitie. Pas tue nou… pitie…(pity, pity for us)… Don’t kill us… have pity), until the fire of machine guns silenced their cries. This is what happened: using search lights, police and army officers went far into bowels of the slums and methodically shot down every human being in sight. They also sprayed bullets into flimsy shacks.Thousands of men, women and chidren died in the eradication of Fignole’s power base. And when the sun rose again the Haitians from the bourgeois in their cool surroundings, on the hills, to the wreatched of the earth in the slums___ were dumbfounded and awed

        

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Constitution 1 : Le péché originel

La Constitution de 1987 vient de fêter ses 21 ans il y a quelques jours, le 29 mars, avec, pour privilège, d¹avoir été la plus commentée de toutes nos constitutions depuis deux siècles. On se retrouve actuellement avec une accumulation de plusieurs centaines de textes par semaine, la plupart, il est vrai, de commentateurs sans doute encouragés par les nouvelles commodités de l¹internet, mais heureusement aussi dans le lot, quelques solides contributions dans l¹une ou l¹autre des trois véritables formes d¹expertises en matière constitutionnelle.
L¹anachronisme comme péché originel
Mais, de tout cet ensemble de commentaires, dont j¹ai lu plus que ma part en vingt ans, dès la première version de travail de la constitution en novembre 1986, il me semble qu¹un préalable essentiel, qui n¹a pas été suffisamment dit ces vingt dernières années, reste à dire : le péché originel de cette constitution de 1987 qui, à toutes fins pratiques, la condamnait à l¹inadéquation.
C¹est qu¹on n¹a pas tenu compte de la profonde mutation sociétale alors en cours en 1987, et donc de la quatrième métamorphose d¹Haïti dans l¹histoire moderne des Amériques. Cette constitution ne colle pas au réel haïtien, Et pourtant, tous les événements ayant conduit à sa fabrication en 1987 ne faisaient que clamer qu¹une autre Haïti était déjà née. Ainsi, de la manière de chute des duvaliers aux jaillissements des cités au-devant de la scène politique, de la fin de la rente agricole «prigée» du parcellaire à son déplacement vers la rente des transferts de la diasporaŠ c¹est toute une somme de signes, et de solides travaux aussi, qui disaient cette nouvelle Haïti de 1987.
On n¹a rien voulu entendre de ce qui était pourtant assourdissant, on n¹a rien voulu voir de ce qui crevait pourtant le décor.,. en s¹isolant mentalement et dans l¹enclos de nos 27 700 km2 et dans une représentation mentale d¹un temps passé. Le temps et l¹espace de la constitution de 1987 n¹étaient pas à jour. En retard donc d¹une transformation sociétale globale et totale, la constitution de 1987 est d¹abord et avant tout, pour l¹histoire, un anachronisme, au sens propre du terme, une confusion regrettable entre des époques différentes, en se trompant de conjoncture.
Bref rappel de la conjoncture en question
Relisons le tableau des groupes de population au pays ; il se trouve que la misère est le lot de 76% de la population avec 5000 gourdes par année et par famille. De la misère extrême donc, surtout rurale. Et que l¹indigence à 15 000 gourdes par année et par famille est le lot de 18% et la pauvreté à 60 000 gourdes par année et par famille ne concerne que 5. 5%. L¹addition des pourcentages montre que nous venons de parler de 99,5% de la population totale au pays et qu¹un dollars canadien ou américain au taux du jour est de l¹ordre de 37 gourdes. Je vous laisse calculer le pouvoir d¹achat misérable
des uns et des autres en ces temps de vie chère

Ne restent dans le tableau, par delà 99,5%,que 0,5% de la population qui représentent 9000 familles, aux revenus annuels qui se comptent de un à plusieurs dizaines de millions de gourdes. Mennen koulèv la lekol se youn, fè¹l chita se de; il y a bien une maudite urgence au CHITA de la koulèv pour ces 99,5%? Oui ou non ? Or cette constitution s¹applique à bloquer les rares pistes qui pourraient conduire à un peu de croissance, en étant un ¦uvre du 0,5% qui ne tient compte que du 0,5%, en condamnant tout à l¹immobilisme, dont peut justement se satisfaire cette minorité lilliputienne. Mais pas les autres du 99,5%! On ne fait pas un pays avec cette constitution et on n¹est pas non plus en train de faire un pays avec çette constitution.
Quant au parcellaire agricole à bout de souffle, et au monde rural devenu sept millions de personnes, et une structure agraire aux parcelles émiettées à ressembler à un lotissement de bidonville et un ordre de marche migratoire de la totalité de ce monde vers n¹importe où, sauf à rester dans ce ruralŠ la performance de cette constitution a été de bannir le mot RURAL devenu péjoratif, quand presque tout est marqué par le rural dans ce pays. Le terme banni, une première mondiale, enchassée de plus dans une constitution, tiendra lieu d¹action, puisqu¹il ne s¹est rien fait d¹autre depuis lors. Et puis, de cette décision singulière, outrancière, tout va délirer de manière encore plus irrationnelle sur la question du territorial, rendu au bord de l¹implosion, en proposant une panoplie d¹outils et de formes, au vocabulaire de structures dominantes d¹espace d¹autrefois, radicalement anachroniques au temps qu¹il fait. Parole de géographe!

Suivra la négation de la configuration nouvelle d¹un peuplement au tiers hors de l¹enclos. Une dizaine de communautés diasporiques pourtant. Nous n¹étions plus des sédentaires mais de nouveaux nomades, et les bergers du troupeau n¹y ont vu que du feu! Notre géographie, notre démographie, notre sociologie, notre économieŠ s¹étaient métamorphosées, et cette connaissance et reconnaissance, nécessairement au fondement de la constitution, fut simplement ignorée. Plus anachronique que cela...
 

Qui a peur de la diaspora?
Mais qui a tellement peur de la diaspora? Chez les Blancs, chez les Noirs? Et pourquoi? Car enfin, dans un pays ou se classer dans la catégorie des 5,5% de pauvres avec 5000 gourdes par mois est un rêve inaccessible pour 94% des indigents et miséreux, on devrait percevoir la diaspora comme une bénédiction pour le roulement économique de la nation. Qui a donc intérêt à ce que périsse le peuple... que de voir se faire Larticulation entre le dedans et le dehors pour une éventuelle relance au pays? Quels sont les types d¹intérêts qui se protègent ainsi? puisque ce ne sont point ceux économiques, tout le monde devant gagner à voir libérer la croissance. Alors quoi?

Toutes les réponses sont à considèrer, mais l¹une d¹elle se détache à voix basse partout, sans que personne n'ose la formuler publiquement : ne s¹agirait-il pas de ne point trop ouvrir à la compétition les postes électifs des représentations? Cherche-t-on à éviter trop de compétitions, d'autant que le peuple aux urnes peut se révéler polisson? Je ne sais si dans ce cas les blocages ne viennent pas de considérations plus personnelles que patriotiques... mais cela y ressemble assez.

Quant aux Blancs sur cette question, certaines ambassades et leurs communautés locales se sont fait les champions traditionnels de l¹anti-diaspora de manière quasi hystérique. tout le monde le sait. Le risque est grand de les voir financer les mouvances les plus réactionnaires qui distillent et entretiennent cette haine de la diaspora.

Mais, si jamais le pays arrivait à fait son choix d¹être une totalité, tout le monde à bord, telle que suggérée par la carte maîtresse, il faudra tout simplement laisser du temp au temps pour que tout finisse par entrer dans les rangs.

Le prochain hebdo poursuivra le questionnement, commencé ici, en quête de ce qui n'a pas encore été dit assez fort. Il prendra son envol à partir de la Loi Voltaire, tant il urge, dans ce débat, que chacun s¹en imprègne. Très peu de personnes (moins d¹une dizaine de texte dans le corpus), législateurs des deux assemblées et politiciens des partis compris, ne semblaient au courant, au début de mars 2008, de l¹existence de la Loi Voltaire de 2002, de ses implications et de ses conséquences, par-devant les tribunaux notamment.

À la semaine prochaine

Addendum de peu de mots
La loi Voltaire de 2002
Votée à la Chambre des députés le mercredi 26 juin 2002, donnée au Sénat de la république le mardi 2 juillet 2002 et promulguée au Palais national le 1er août 2002 pour les suites d¹usage au Moniteur, journal officiel, toutes ces étapes légalement signées par deux douzaines de signatures autorisées, la Loi Voltaire de 2002, du nom du ministre proposeur au nom du Ministère des Haïtiens vivant à l¹étranger, est une pièce juridique majeure dans le débat actuel qui ne va pas manquer de faire rage, dès le compte à rebours vers 2011 engagé. Ici et maintenant, c¹est le signal des primaires à la manière de chez nous, le viril laisser frapper, dans lequel tous les coups sont bons, pour disqualifier d¹éventuels concurrents aux postes électifs convoités. Aussi je vois venir UN TEMPS DES TRIBUNAUX, pour bientôt. C'est systématiquement par devant les tribunaux que l¹on va voir trancher ces neuds gordiens constitutionnels, comme le prévoit la constitution d¹ailleurs.

 

 

 

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